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Bien vite après
l’introduction de l’automobile apparurent des véhicules
utilitaires. Le moteur
à explosion n’ayant pas encore la fiabilité actuelle
d’autres modes de
propulsion furent employés comme l’électricité et
la vapeur. Jusqu’à la fin des
années 50, la voiture
hippomobile restera leur plus grande
concurrente, surtout
dans les villes.
L’attrait de ces
petits
utilitaires réside aussi dans leurs grands panneaux
tôlés qui se prêtent à
merveille pour placer toute sorte de réclame. Les fabricants
de miniature
ont bien vite compris l’avantage de reproduire des fourgonnettes. A
partir d’ un
même moule, il était possible de créer
plusieurs
versions à bon compte.
Parfois le modèle
utilitaire avait à la différence de la berline, dont il
était dérivé, un châssis
comme ce fut le cas pour la Morris Minor. Une autre solution
consistait au montage d’un
demi châssis sur une
carrosserie autoporteuse. Ce fut la solution
adoptée après
guerre par Peugeot sur la 203.
Les véhicules utilitaires
étant destinés à transporter de lourdes charges,
ceux-ci utilisèrent longtemps
des essieux rigides et des suspensions à ressort à lame.
Bien que la plupart des
fourgonnettes et camionnettes avaient un moteur à l’avant,
certains avaient le
moteur à l’arrière comme le Volkswagen Transporter ou la Seat Formichetta.
Cette solution était généralement choisie pour
respecter la structure
originelle de la voiture particulière d’origine.
Beaucoup de petits
utilitaires étaient des dérivés d’un modèle
de voitures particulières. Depuis
quelques années une nouvelle tendance
s’amorce. Ainsi le
Citroën Berlingot,
dessiné par Bertone, fut la première fourgonnette
avec
une conception
spécifique.
Les
reproductions
miniatures de ces véhicules ont souvent des portes
arrières ouvrantes ou
latérales coulissantes.
Ceci ne faisait qu’accroître leur
caractère ludique.
Aussi est-il aujourd’hui très difficile de trouver des
miniatures
anciennes de fourgonnettes complètes ou en bon état.
Jusque
dans les années 30,
la construction d’une auto était basée sur le
schéma classique d’une
carrosserie à armature en bois recouverte de tôle
montée sur un châssis. A la
fin des années 20, la carrosserie autoporteuse totalement
métallique fit sont
apparition. Mais l’absence de châssis compliquait
l’élaboration de version
utilitaire à partir de ces voitures. C’est pourquoi les
modèles utilitaires
ont conservé bien plus longtemps un châssis.

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