
Jean
Rédelé
Fils
d'un
concessionnaire
Renault pour la région de Dieppe, diplômé H-E-C,
Jean Rédelé envisageait
une carrière commerciale ; pour lui, la compétition
automobile ne
constituait
qu'un
passe-temps.
Faisant équipe avec le pilote
Louis Pons, il engage sa 4 CV, familièrement appelée
"la puce" dans des rallyes régionaux puis
nationaux
En 1954, cinq « puces » de la Régie franchissent
ensemble la ligne d'arrivée des Mille Miles, raflant les cinq
premières places. Pierre Lefaucheux vient recevoir
officiellement la coupe gagnée par ses pilotes : pour
l'équipe Rédelé-Pons, c'est l'apothéose.
Mais depuis les années
cinquante, Jean Rédelé caresse le projet de
créer sa propre voiture.
En 1954, Jean Rédelé rencontre les frères Chappe,
carrossiers à Saint-Maur, qui lui fabriquent une
nouvelle voiture en tôle qui, l'année suivante, sert de
moule à la première Alpine en matière plastique.
Le salut d'Alpine viendra probablement de Renault qui, dés 1963,
passe un accord avec la marque dieppoise. Renault
s'engage en effet
à fournir des moteurs préparés par
Amédée Gordini et à soutenir financièrement
Alpine en rallye.
En
1968, Alpine devient
le département sportif officiel de Renault. La marque bleue se
voit ainsi attribuer tout le budget compétition de la
Régie. Les moteurs sont toujours développés par
Amédée Gordini, alors que la préparation de
ceux-ci revient à Marc Mignotet.
Les liens avec Renault sont alors très étroits et les
voitures sont devenues des " Alpine-Renault". La
régie assure la distribution de la marque dans son réseau
de vente ainsi que sa garantie au même titre que pour ses
modèles de tourisme.
En 1973, Alpine devient une filiale de Renault et en 1976 Alpine et
Renault présentent la R5 Alpine, version poussée de la R5
standard.
Des liens vers des sites Alpine
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La
société MATRA est issue de la CAPRA
(Compagnie
Anonyme de Production et de Réalisations Aéronautiques),
créée en 1937 par Marcel Chassagny. En 1941, est
créée en zone libre l'entreprise MATRA (acronyme de
Mécanique
Aviation Traction), spécialisée dans les activités
militaires. Elle développera ses activités
après la libération en 1945.
En
1962, MATRA diversifie ses activités en s'orientant dans le
domaine de la recherche spatiale puis dans l'automobile. Marcel
Chassagny s'allie avec René Bonnet, pilote et constructeur
artisanal. Marcel Chassagny concède en prêt l'argent
nécessaire à l'achat des locaux de Romorantin où
sera fabriqué le coach Djet de René Bonnet.
René
Bonnet installé depuis 1962 à Romorantin, produit la
Djet, première voiture au monde (de série) à
posséder un moteur central, est
racheté par
Matra deux
ans plus tard. Une grande aventure commence.
Pressentant
que
René Bonnet ne pourra le rembourser, Marcel Chassagny
décide de reprendre l'entreprise. C'est chose faite en octobre
1964 la nouvelle est annoncée au salon de Paris avec la
création de la SARL Matra-Sports.René
Bonnet est nommé conseiller technique selon la formule
consacrée en pareille circonstance, une "fonction" qu'il
quittera quelques mois plus tard.

C'est
en 1964 que Jean-Luc Lagardère,
recruté préalablement chez Dassault, prend la direction
de la société Matra Sports qui venait d'être
constituée. D'origine gasconne,
Jean-Luc Lagardère, cet ingénieur électronicien,
va se révéler chez Matra Sports un formidable meneur
d'hommes, capable, grâce à l'énergie et à la
confiance qu'il dégage, de faire rêver et de galvaniser
ceux qu'il entraîne.
Dans
les locaux qui ont
abrité les usines Normant, sont assemblées, tour à
tour la 530, la Bagherra, la Muréna puis la Rancho. A partir de
1984, la firme connaît un véritable essor avec la
fabrication de L'Espace, commercialisé par Renault. Une nouvelle
usine est construite route de Vierzon, près de 350
véhicules sortent chaque jour des chaînes
installées dans la capitale de Sologne. L'échec
commercial de l'Avantime, entraîne la disparition de Matra
Automobile (juin 2003) et met fin à une aventure qui permit
à Romorantin de prospérer pendant près de 40 ans.
Des liens vers des sites Matra
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